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Confinement....3 mars 2020...... 17 mars 2020 / 17 avril 2020

Explorer de nouveaux territoires

Voilà 46 jours que je suis confinée...

 

46 jours que je ne suis pas entrée dans un magasin, quel qu'il soit !

 

Que je n'ai pas serré une main, embrassé ou pris un être dans mes bras !

 

Il ne me reste plus que 23 jours... J'ai donc accompli les 2/3 d'un défi de 69 jours !

 

J'ai dansé la solitude et l'isolement, j'ai pensé ces jours et vécu chaque instant dans mon corps et dans mon cœur... 

 

Je n'ai à aucun moment subi cette situation...

Depuis quelques semaines avant le confinement, je sentais dans ma chair, l'ineluctable.

 

J'ai imaginé la vie, après...

 

Effacer l'ardoise m'a paru une bonne idée ! Effacé tout ce qui a pu me causer du chagrin dans mon histoire. J'ai pu récupérer l’énergie que je dépensais à lutter...

 

 

 

La manipulation consiste à faire croire (aux adeptes du développement personnel) qu’il s’agit de se libérer alors même qu’il s’agit de se régler, de se discipliner, volontairement et avec pugnacité. C’est une invitation à la servitude.

 

Julia de Funès - Philosophe

Pour Georges Canguilhem, le pathologique ne peut pas se définir de manière objective car il ne nous est pas possible de comprendre la maladie indépendamment du point de vue du malade.

 

En 1943, alors qu'il est engagé dans la Résistance, le philosophe Georges Canguilhem soutient une thèse de médecine intitulée « Essai sur quelques problèmes concernant le normal et le pathologique ».

 

Une thèse de médecine, peu banale pour un philosophe. Elle deviendra par la suite la première partie de l'oeuvre majeure de G. Canguilhem, Le Normal et le Pathologique, paru en 1966, accompagnée de nouvelles réflexions sur le même sujet rédigées vingt ans après.

 

Mais comment un philosophe au parcours très classique en vient à s'intéresser à la médecine ?

 

Derrière cet intérêt se niche déjà une certaine conception de la philosophie puisque, comme il le note dès l'introduction, « la philosophie est une réflexion pour qui toute matière étrangère est bonne, et nous dirions volontiers pour qui toute bonne matière est étrangère ».

 

Mais pourquoi la médecine en particulier ?

 

G. Canguilhem l'explique d'emblée : « Nous attendions précisément de la médecine une introduction à des problèmes humains concrets.

 

La médecine nous apparaissait, et nous apparaît encore, comme une technique ou un art au carrefour de plusieurs sciences plutôt que comme une science proprement dite. »

 

 

Georges Canguilhem (1904-1995). Le Normal et le Pathologique

 

Des outils symboliques et initiatiques :

vers plus de spiritualité...

Savoir renouveler l'approche de son existence, se réinventer, changer son regard, prendre soin de soi et de l'autre, se réapproprier sa vie...