Qui, quoi, où, comment ?

Qui ?

Pythagore

Pythagore ne nous laisse aucun écrit et de ce fait nous ne savons pas grand-chose de ses travaux et de sa vie. Certains historiens prétendent même que le personnage de Pythagore n’aurait pas existé et que son nom est plutôt associé à une communauté de savants.

 

Prenez donc ce qui va suivre comme un conte, une légende...

 

Né à Samos (Grèce) vers -570 avant J.C. Sa mère s’appelle Pythais et son père Mnesarchus.
Il est à la fois mathématicien, astronome, savant et philosophe.

Pythagore acquiert ses connaissances au cours de ses voyages (Syrie, Egypte, Babylone, ...). Il fait progresser l'arithmétique (science des nombres) et agrandit l'univers des maths avec la musique et la mécanique.

 

Pythagore a vécu en même temps que Lao-Tseu en Chine, Bouddha en Inde et Zarathoustra en Perse. Qu'est-ce qui avait préparé dans chacune de ces civilisations l'avènement simultané de ces grandes figures ?

Pythagore fut d'abord l'homme de la Méditerranée. S'il est né dans l'Ile grecque de Samos, c'est à Crotone au sud de l'Italie, qu'il passa la majeure partie de sa vie, non sans avoir fait auparavant de nombreux voyages, dont un en Égypte, voyages qui lui ont permis de se familiariser avec les plus grandes traditions religieuses, philosophiques et scientifiques de son époque.

Fut-il d'abord un maître spirituel, un savant ou un philosophe ? Ces trois vocations s'harmonisaient en lui, se tempérant entre elles, ce qui explique pourquoi en tant que maître de l'Hétairie, qu'il fonda à Crotone, il put avoir sur ses disciples un ascendant considérable, sans laisser le souvenir de la tyrannie, sans empêcher l'éclosion de fortes personnalités comme devaient l'être le pugiliste Milon, Philolaos ou Archytas.

Les disciples devaient d'abord faire un noviciat de cinq ans pendant lequel ils s'initiaient au silence. On les appelait alors acoustiques ou auditeurs. Ce n'est qu'à la fin de leur période de formation qu'ils entamaient des études concrètes comme l'astronomie, la géographie ou la médecine.

Par son succès même, obtenu notamment à l'occasion de la guerre contre la cité voisine de Sybaris, la communauté pythagoricienne s'attira des déboires qui devaient l'obliger à se disperser. Pythagore se retira à Métaponte et c'est là qu'il mourut. Il croyait, dit-on, à la métempsycose. S'est-il réincarné? Nul ne le sait mais la plupart des penseurs anciens de quelque importance, parmi lesquels Platon, en Grèce et Cicéron chez les Romains, ont indiqué clairement, par leurs témoignages, que sa pensée vivait en eux.

Voici comment Léon Brunschvicg évoque l'apport de Pythagore à l'humanité :

 

«Cette impression salutaire d'un voile qui se déchire, d'un jour qui se lève, l'humanité d'Occident l'a ressentie, il y a quelque vingt-cinq siècles, lorsque les Pythagoriciens sont parvenus à la conscience d'une méthode capable et de gagner l'assentiment intime de l'intelligence et d'en mettre hors de conteste l'universalité. Ainsi ont-ils découvert que la série des nombres carrés, 4, 9, 16, 25, etc... est formée par l'addition successive des nombres impairs à partir de l'unité: 1 + 3; 4 + 5; 9 + 7; 16 + 9, etc. Et la figuration des nombres par des points, d'où résulte la dénomination "nombres carrés", achevait de donner sa portée à l'établissement de la loi en assurant une par-faite harmonie, une adéquation radicale, entre ce qui se conçoit par l'esprit et ce qui se représente aux yeux.

 

Les siècles n'ajouteront rien à la plénitude du sens que l'arithmétique pythagoricienne confère au mot de Vérité. Pouvoir le prononcer sans risquer de fournir prétexte à équivoque ou à tricherie, sans susciter aucun soupçon de restriction mentale ou d'amplification abusive, c'est le signe auquel se reconnaîtra "l'homo sapiens" définitivement dégagé de "l'homo faber", porteur désormais de la valeur qui est appelée à juger de toutes les valeurs, de la valeur de vérité.» (Léon Brunschvicg, Héritage de mots, Héritage d'idées, Paris, Presses universitaires de France, 1945, p. 2-3)

 

La gamme pythagoricienne

 

Jusqu'à Pythagore, existait une gamme naturelle qu'on utilisait de façon empirique pour chanter ou pour jouer d'un instrument. On connaissait les notes comme monsieur Jourdain faisait de la prose, sans le savoir. La grande découverte de Pythagore, c'est d'avoir établi les bases de la théorie musicale, la gamme, en même temps que les bases de la physique. C'est lui qui a montré que les intervalles fondamentaux naturels: l'octave, la quinte et la quarte correspondent à des rapports numériques simples.

«A la base du système se trouve une légende, la fameuse légende de Pythagore dans la forge. Pythagore aurait découvert les quatre intervalles consonants (1: 2: 3: 4 = unisson, octave, quinte, quarte), ainsi que la seconde majeure non consonante (8 : 9), en entendant résonner l'enclume sous les coups de marteaux de poids différents...». Faute de pouvoir reproduire cette expérience, nous expliquerons la découverte de Pythagore en la transposant.

Imaginons quatre cordes tendues dont l'une égale 1, la deuxième a une longueur représentant les 3/4 de la première, la troisième les 2/3 et la dernière la 1/2. Si l'on pince chacune des cordes, on obtient DO, la quarte de DO = FA, la quinte de DO = SOL ET DO à l'octave.

Ces intervalles fondamentaux de la gamme pythagoricienne seront repris et complétés au Moyen Age. Notre gamme actuelle DO, RÉ, MI, FA, SOL, LA, SI est donc la résultante de siècles de recherche.

Ces rapports, Pythagore les applique à l'âme: «De même que l'harmonie d'une lyre résulte d'un certain rapport entre la longueur des cordes, de même l'âme est une harmonie du corps...».

Est-ce que ce rapport mathématique de la musique nous livre tous les secrets de l'œuvre musicale? «...Certains pythagoriciens modernes, nous dit Jeanne Vial, ont tenté de fonder l'esthétique musicale sur l'arithmétique. [...] Les concepts musicaux sont-ils réductibles aux concepts mathématiques?» Jeanne Vial montre que le clavier tempéré, sur lequel est basée toute la musique occidentale depuis Bach, est une rationalisation qui fausse «systématiquement tous les intervalles. [...] Or malgré leurs battements l'oreille s'accommode fort bien de ces intervalles faux. Les concepts du physicien-mathématicien ne correspondent donc pas toujours aux mêmes réalités sensibles que ceux du musicien, et lorsqu'ils y correspondent, c'est que le musicien a pensé puis désigné cette réalité à l'attention du physicien. [...]» «nous mesurons les intervalles parce que l'oreille les trouve justes, loin de les utiliser parce que le physicien les a établis»1. On pourrait appliquer à la musique ce qu'un penseur du XIXe siècle, Séailles, disait de l'art: La musique «naît du libre mouvement de la vie jouant avec ses propres lois».

 

Pythagore dit que le monde est né de la pensée, et non pas du temps". [Stobé] 


"Pythagore enseigne que la naissance du monde trouve son origine dans le feu et dans un cinquième élément". [Plutarque] 
 
"Ceux qui procèdent de Pythagore disent qu'il y a hors du monde un vide vers lequel et duquel le monde respire". [Plutarque]
 
"Héraclite et les Pythagoriciens disent que chacun des astres est un monde renfermant une terre et de l'air, et situé dans un éther illimité". [Plutarque] 
 
"Comme le pensaient les Pythagoriciens, le mal est le fait de l'Inachevé, le bien est le fait de l'Achevé". [Aristote]

 

 

- Encyclopédie de l'Agora-

 

 

* Comment et par quel chemin les numérologues en sont arrivés à revendiquer son héritage. C'est la question que j'aborderai bientôt dans la Controverse sur la numérologie.

Jung n'est pas seulement un psychiatre rival de Freud ou son continuateur. Il est avant tout le témoin d'une réalisation intérieure dont sa méthode psychologique et son œuvre sont les fruits. Cette aventure fait rentrer dans le domaine scientifique l'antique quête du Graal et l'audacieuse descente aux enfers de Faust. Jung a rencontré sur son chemin d'adolescent la figure fascinante qui avait conduit à la folie Frédéric Nietzsche, comme lui bâlois d'adoption : celle de Zarathoustra, le messager du surhumain. À son tour il s'est vu contraint par le destin d'affronter ce qui est, en définitive, l'unique problème de l'âme moderne : l'homme peut-il être surmonté et par quelle voie ? Plus heureux que son devancier, il lui a été donné de conjurer les périls de cette entreprise herculéenne et de la rendre à nouveau possible. Au terme de sa carrière, il présente en modèle, non le héros, qu'il ait nom Siegfried, Faust ou le Surhomme, mais un paisible couple de vieillards, Philémon et Baucis, hôtes humbles et bienheureux des dieux, promis par eux à l'immortalité.1. Les étapes d'une recherche Carl Gustav Jung est né à Kesswill, sur la rive suisse du lac de Constance.(...)

Claude Lévi-Strauss

Depuis la Seconde Guerre mondiale, l'œuvre de Claude Lévi-Strauss s'est progressivement révélée, en France et à l'étranger, comme la contribution majeure à l'anthropologie contemporaine. Elle le doit, cependant, plus à son prestige et à son éclat qu'à des positions dogmatiques qui auraient rallié momentanément le plus large consensus.

 

Ce sont d'abord les questions qu'elle pose et la manière dont elle les pose qui ont bouleversé profondément les perspectives antérieures, obligeant la plupart des anthropologues soucieux de rigueur scientifique, qu'ils soient ou non en accord avec elle, à considérer leurs objets très divers d'un regard neuf et à définir des positions dont la pertinence ou le manque de pertinence n'apparaissaient guère jusqu'alors.

 

D'autres anthropologues que Lévi-Strauss ont peut-être joui, dans le passé, d'un succès encore plus large auprès du grand public, ou se sont mieux imposés, en leur temps, comme les maîtres d'une école mise inconditionnellement au service de leurs thèses. Aucun n'a exercé, jusqu'ici, un tel rayonnement intellectuel touchant toutes les disciplines qui s'intéressent à l'homme et à ses œuvres.

 

L'élaboration de nouveaux modèles, Claude Lévi-Strauss se dirigea d'abord vers la philosophie, dont, à l'époque, le caractère de construction gratuite et l'enseignement desséchant eurent vite fait de le décevoir.(...). Les structures élémentaires de la parenté.

 

Né à Bruxelles en 1908, Claude Lévi-Strauss découvre l'ethnologie au travers des écrits de Robert Lowie. Après des études de droit et de philosophie à Paris et une agrégation de philosophie (1931), il part en 1935 enseigner la sociologie à São Paulo et c'est au Brésil qu'il conduit ses premières enquêtes ethnographiques. Réfugié aux États-Unis pendant la guerre, il enseigne à la New School for Social Research et à l'École libre des hautes études de New York.

 

À l'instigation du linguiste tchèque Roman Jackobson, qui initie le « structuraliste naïf » d'alors à la linguistique structurale, Claude Lévi-Strauss entreprend, en 1943, la rédaction d'une vaste étude : "Les Structures élémentaires de la parenté", qui, présentée comme thèse d'État à la Sorbonne en 1948, sera publiée à Paris dès l'année suivante.

 

Œuvre majeure, Les Structures marquent l'avènement du courant structuraliste en France et demeurent aujourd'hui encore une référence fondamentale de l'anthropologie.  

 

 

-Encyclopédie Universalis-

Daniel Tammet - (Ecrivain anglais surdoué)

 

Commentaire de Daniel : « Je sens les chiffres de façon très visuelle en utilisant les couleurs, la texture, la forme, les motifs, les paysages dans mon esprit. C’est comme s’il y avait une quatrième dimension.

1, par exemple est un nombre très large enfoncé et brillant, c’est comme si quelqu’un m’envoyait un flash dans la figure. C’est une expérience très intéressante.

Le chiffre 2 est un peu comme un mouvement de droite à gauche, un peu comme un mouvement à la dérive.

5 est comme un coup de tonnerre ou le bruit de la vague contre un rocher.

6 est très petit, en fait c’est celui que j’ai le plus de mal à voir de façon vraiment significative, c’est souvent une absence comme un gouffre, un abîme.

Le chiffre 9 est le plus grand nombre, il est très haut et même parfois intimidant ».

Un poème de Daniel Tammet

 

PI
Trois, Un, Quatre, Un, Cinq, et ainsi de suite
Les chiffres racontent leur histoire sans limite.
Trois – vert, les pieds nus, une voix silencieuse.
Blanc comme la faim, Un est vif
Comme les yeux d’un bébé.
Quatre est timide, envieux du E.
Cinq, ponctuation ou soupir lourd
Précède le Neuf fier, couleur d’une nuit tombante.
Deux, un nœud défait, vent rebelle,
Comme le creux du Six qui résonne.
Tout près, Huit, nuage de lucioles au dessus d’un lac
Sur lequel je fais des ricochets avec les Septs
En me souvenant que Zéro n’est rien qu’un cercle.

Lisez vite la suite : Ma Numérologie (1)

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Savoir renouveler l'approche de son existence, se réinventer, changer son regard, prendre soin de soi et de l'autre, se réapproprier sa vie...